Parlez-vous allemand ? Parles-tu français ? Le café linguistique, organisé en partenariat avec la Maison Allemande, s'adresse à tou·e·s les intéressé·e·s francophones et germanophones qui souhaitent apprendre la langue du pays voisin.
La mĂ©thode tandem offre la possibilitĂ© de communiquer rapidement et facilement dans la langue de l'autre et de crĂ©er des partenariats linguistiques qui peuvent durer plus longtemps. Vous ĂȘtes intĂ©ressĂ©s ? Vous ĂȘtes curieux de savoir comment cela peut fonctionner ? Alors n'hĂ©sitez pas Ă vous inscrire !
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Cinquante ans aprĂšs la mort de la philosophe, nous souhaitons, lors de cet atelier dirigĂ© par la traductrice et professeure de littĂ©rature Yasmin Hoffmann, nous pencher sur lâĆuvre et lâhĂ©ritage de Hannah Arendt, et introduire Ă la pratique de la traduction Ă partir dâextraits sĂ©lectionnĂ©s.
Nous aborderons notamment deux concepts clĂ©s qui apparaissent, entre autres, dans la cĂ©lĂšbre interview avec GĂŒnter Gaus de 1964, mais aussi dans de nombreux autres textes : la « langue maternelle [Muttersprache] » et la notion de « Welt-losigkeit » (ou « Welt-bezug »).
Nous souhaitions Ă©galement jeter un Ćil au texte de conte « Die weisen Tiere » , rĂ©cemment publiĂ© pour la premiĂšre fois (Ădition Maulhelden, 2025).
La maßtrise de la langue allemande est un atout. Une expérience préalable dans le domaine de la traduction n'est pas obligatoire. Une inscription est nécessaire.
Yasmin Hoffmann est traductrice littéraire et professeure de littérature allemande contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier. Ses recherches portent principalement sur les théories et les écrits de la modernité, la théorie et la pratique de la traduction, les transferts culturels, l'opéra, le cinéma, le théùtre et la psychanalyse.
Cinquante ans aprĂšs la mort de la philosophe, nous souhaitons, lors de cet atelier dirigĂ© par la traductrice et professeure de littĂ©rature Yasmin Hoffmann, nous pencher sur lâĆuvre et lâhĂ©ritage de Hannah Arendt, et introduire Ă la pratique de la traduction Ă partir dâextraits sĂ©lectionnĂ©s.
Nous aborderons notamment deux concepts clĂ©s qui apparaissent, entre autres, dans la cĂ©lĂšbre interview avec GĂŒnter Gaus de 1964, mais aussi dans de nombreux autres textes : la « langue maternelle [Muttersprache] » et la notion de « Welt-losigkeit » (ou « Welt-bezug »).
Nous souhaitions Ă©galement jeter un Ćil au texte de conte « Die weisen Tiere » , rĂ©cemment publiĂ© pour la premiĂšre fois (Ădition Maulhelden, 2025).
La maßtrise de la langue allemande est un atout. Une expérience préalable dans le domaine de la traduction n'est pas obligatoire. Une inscription est nécessaire.
Yasmin Hoffmann est traductrice littéraire et professeure de littérature allemande contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier. Ses recherches portent principalement sur les théories et les écrits de la modernité, la théorie et la pratique de la traduction, les transferts culturels, l'opéra, le cinéma, le théùtre et la psychanalyse.
Cinquante ans aprĂšs la mort de la philosophe, nous souhaitons, lors de cet atelier dirigĂ© par la traductrice et professeure de littĂ©rature Yasmin Hoffmann, nous pencher sur lâĆuvre et lâhĂ©ritage de Hannah Arendt, et introduire Ă la pratique de la traduction Ă partir dâextraits sĂ©lectionnĂ©s.
Nous aborderons notamment deux concepts clĂ©s qui apparaissent, entre autres, dans la cĂ©lĂšbre interview avec GĂŒnter Gaus de 1964, mais aussi dans de nombreux autres textes : la « langue maternelle [Muttersprache] » et la notion de « Welt-losigkeit » (ou « Welt-bezug »).
Nous souhaitions Ă©galement jeter un Ćil au texte de conte « Die weisen Tiere » , rĂ©cemment publiĂ© pour la premiĂšre fois (Ădition Maulhelden, 2025).
La maßtrise de la langue allemande est un atout. Une expérience préalable dans le domaine de la traduction n'est pas obligatoire. Une inscription est nécessaire.
Yasmin Hoffmann est traductrice littéraire et professeure de littérature allemande contemporaine à l'université Paul Valéry de Montpellier. Ses recherches portent principalement sur les théories et les écrits de la modernité, la théorie et la pratique de la traduction, les transferts culturels, l'opéra, le cinéma, le théùtre et la psychanalyse.
En allemand et français avec traduction simultanée.
Entrée gratuite
Places limitĂ©es âInscription recommandĂ©e
Le 19 fĂ©vrier 2020, un terroriste dâextrĂȘme droite a assassinĂ© neuf jeunes personnes issues de lâimmigration dans plusieurs bars et kiosques Ă Hanau, prĂšs de Francfort-sur-le-Main. Parmi elles se trouvait Gökhan GĂŒltekin. De nombreuses erreurs ont ensuite Ă©tĂ© commises lors de lâenquĂȘte policiĂšre, laissant de multiples questions sans rĂ©ponse. L'attentat de Hanau compte parmi les pires actes de violence dâextrĂȘme droite de lâhistoire rĂ©cente de lâAllemagne.
Ă lâoccasion des cinq ans de lâattentat, le bureau de Paris de la Fondation Heinrich Böll organise une tournĂ©e de cinĂ©-dĂ©bats en prĂ©sence de Ăetin GĂŒltekin, frĂšre de Gökhan GĂŒltekin, et Mutlu Koçak, sociologue et co-auteur de lâouvrage « NĂ©, Ă©levĂ© et assassinĂ© en Allemagne» (Geboren, aufgewachsen und ermordet in Deutschland).
Ăetin GĂŒltekin et Mutlu Koçak Ă©changeront, avec une personnalitĂ© locale, sur les luttes contre le racisme en Allemagne et en France, ainsi que sur les rĂ©ponses Ă©tatiques face au racisme. Avec cette rencontre, nous espĂ©rons faire le lien entre les expĂ©riences de Hanau et les contextes locaux, afin de crĂ©er un espace de dialogue avec le public et de renforcer la mise en rĂ©seau les acteur·rice·s engagé·e·s dans la lutte contre le racisme. La discussion se dĂ©roulera en allemand et en français, avec une interprĂ©tation simultanĂ©e.
La table ronde sera prĂ©cĂ©dĂ©e de la projection du documentaire « Hanau â Une nuit et ses consĂ©quences » (45 min, en allemand sous-titrĂ© en français), rĂ©alisĂ© par Marcin Wierzchowski.
Une rencontre organisée par la Heinrich Böll Stiftung Paris.
Fiction, Allemagne, 1974, 93 Min
Emmi, une femme de mĂ©nage ĂągĂ©e, aime Ali, un travailleur immigrĂ© marocain beaucoup plus jeune quâelle, et lâĂ©pouse. Au dĂ©but, la famille et les voisins dâEmmi ne comprennent pas ce choix jusquâĂ ce quâils dĂ©couvrent les qualitĂ©s du couple. Mais la pression sociale qui pĂšse sur Emmi et Ali est trop importante. Un « film qui raconte une histoire dâamour impossible qui est quand mĂȘme une possibilitĂ© ». (Rainer Werner Fassbinder)
Fiction, Allemagne, 1974, 93 Min
Emmi, une femme de mĂ©nage ĂągĂ©e, aime Ali, un travailleur immigrĂ© marocain beaucoup plus jeune quâelle, et lâĂ©pouse. Au dĂ©but, la famille et les voisins dâEmmi ne comprennent pas ce choix jusquâĂ ce quâils dĂ©couvrent les qualitĂ©s du couple. Mais la pression sociale qui pĂšse sur Emmi et Ali est trop importante. Un « film qui raconte une histoire dâamour impossible qui est quand mĂȘme une possibilitĂ© ». (Rainer Werner Fassbinder)
Fiction, Allemagne, 1974, 93 Min
Emmi, une femme de mĂ©nage ĂągĂ©e, aime Ali, un travailleur immigrĂ© marocain beaucoup plus jeune quâelle, et lâĂ©pouse. Au dĂ©but, la famille et les voisins dâEmmi ne comprennent pas ce choix jusquâĂ ce quâils dĂ©couvrent les qualitĂ©s du couple. Mais la pression sociale qui pĂšse sur Emmi et Ali est trop importante. Un « film qui raconte une histoire dâamour impossible qui est quand mĂȘme une possibilitĂ© ». (Rainer Werner Fassbinder)
« Hannah Arendt ?! Je ne lâai pas lue. Ce doit ĂȘtre trĂšs difficile... » â voilĂ une rĂ©action que lâon entend souvent lorsque le nom dâHannah Arendt est Ă©voquĂ©.
Et en effet, Hannah Arendt fut une penseuse exceptionnelle. Ses textes sont souvent considĂ©rĂ©s comme exigeants, parfois mĂȘme « difficiles dâaccĂšs » â sans doute parce quâelle refusait les rĂ©ponses toutes faites et prĂ©fĂ©rait laisser ouvertes les questions complexes plutĂŽt que de les simplifier. Lâimpressionnante diversitĂ© de ses publications et de ses approches thĂ©oriques continue dâinspirer aujourdâhui confĂ©rences, livres, podcasts et articles de recherche. Mais malgrĂ© sa formation philosophique et la complexitĂ© de ses sujets, la lecture, la rĂ©flexion et lâĂ©criture solitaires nâĂ©taient pas les seuls moteurs de sa pensĂ©e : lâamitiĂ© joua toujours un rĂŽle essentiel dans sa vie. Elle entretint de longues correspondances avec nombre de ses proches ; pour elle, lâamitiĂ© et la dispute nâĂ©taient nullement contradictoires.
Le 14 octobre 2026, Hannah Arendt aurait eu 120 ans. Ă lâoccasion de cet anniversaire, nous souhaitons reprendre la plume et initier un Ă©change Ă©pistolaire avec la philosophe. Nous examinerons certains de ses thĂšmes majeurs et chercherons Ă percevoir lâĂ©cho quâils trouvent dans notre Ă©poque. Il sâagira, avec elle, de tenter de mieux comprendre le monde dâaujourdâhui. Mais, contrairement Ă bien des approches prĂ©cĂ©dentes, il ne sâagira pas dâĂ©couter avec dĂ©fĂ©rence : nous voulons Ă notre tour mettre nos pensĂ©es en mouvement.
InspirĂ© par la correspondance dâHannah Arendt et par lâimportance que lâĂ©change et la communautĂ© ont eue dans sa vie et son Ćuvre, notre projet « Dear Hannah » met au centre la conversation Ă©crite â en lâoccurrence, lâĂ©criture de cartes postales.
Dossier Ressource H.A.(PDF, 337 KB)
Un dossier pĂ©dagogique d'Emma Augris sert d'introduction Ă la pensĂ©e d'Hannah Arendt.De novembre Ă dĂ©cembre 2025, une chaĂźne de cartes postales se tissera entre lâAllemagne et la France : diffĂ©rents groupes dâĂąge travailleront Ă partir de trois citations illustrĂ©es dâHannah Arendt. Ces citations inviteront Ă la rĂ©flexion et au dialogue, et serviront de point de dĂ©part Ă lâĂ©criture de pensĂ©es personnelles sur des cartes prĂ©parĂ©es Ă cet effet.
Le projet trouvera son point culminant au printemps 2026 lors dâun Ă©vĂ©nement public et dâune exposition Ă Aix-en-Provence et Ă Marseille.
« Dear Hannah⊠/ ChĂšre Hannah⊠» est un projet commun du Centre Franco-Allemand de Provence, du DĂ©partement dâĂ©tudes germaniques et des lectrices de lâOffice allemand dâĂ©changes universitaires (DAAD) Ă Aix-Marseille UniversitĂ©, ainsi que du Goethe-Institut Marseille. Avec le soutien de lâOffice franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et la complicitĂ© des JournĂ©es Hannah Arendt Ă Hanovre. Nous remercions Camille Pollet, les Ă©ditions Les Petits Platons, Matthias Bumiller et Emma Augris pour leurs contributions.
« Hannah Arendt ?! Je ne lâai pas lue. Ce doit ĂȘtre trĂšs difficile... » â voilĂ une rĂ©action que lâon entend souvent lorsque le nom dâHannah Arendt est Ă©voquĂ©.
Et en effet, Hannah Arendt fut une penseuse exceptionnelle. Ses textes sont souvent considĂ©rĂ©s comme exigeants, parfois mĂȘme « difficiles dâaccĂšs » â sans doute parce quâelle refusait les rĂ©ponses toutes faites et prĂ©fĂ©rait laisser ouvertes les questions complexes plutĂŽt que de les simplifier. Lâimpressionnante diversitĂ© de ses publications et de ses approches thĂ©oriques continue dâinspirer aujourdâhui confĂ©rences, livres, podcasts et articles de recherche. Mais malgrĂ© sa formation philosophique et la complexitĂ© de ses sujets, la lecture, la rĂ©flexion et lâĂ©criture solitaires nâĂ©taient pas les seuls moteurs de sa pensĂ©e : lâamitiĂ© joua toujours un rĂŽle essentiel dans sa vie. Elle entretint de longues correspondances avec nombre de ses proches ; pour elle, lâamitiĂ© et la dispute nâĂ©taient nullement contradictoires.
Le 14 octobre 2026, Hannah Arendt aurait eu 120 ans. Ă lâoccasion de cet anniversaire, nous souhaitons reprendre la plume et initier un Ă©change Ă©pistolaire avec la philosophe. Nous examinerons certains de ses thĂšmes majeurs et chercherons Ă percevoir lâĂ©cho quâils trouvent dans notre Ă©poque. Il sâagira, avec elle, de tenter de mieux comprendre le monde dâaujourdâhui. Mais, contrairement Ă bien des approches prĂ©cĂ©dentes, il ne sâagira pas dâĂ©couter avec dĂ©fĂ©rence : nous voulons Ă notre tour mettre nos pensĂ©es en mouvement.
InspirĂ© par la correspondance dâHannah Arendt et par lâimportance que lâĂ©change et la communautĂ© ont eue dans sa vie et son Ćuvre, notre projet « Dear Hannah » met au centre la conversation Ă©crite â en lâoccurrence, lâĂ©criture de cartes postales.
Un dossier pédagogique d'Emma Augris sert d'introduction à la pensée d'Hannah Arendt.
Dossier Ressource(PDF, 378 KB)
De novembre Ă dĂ©cembre 2025, une chaĂźne de cartes postales se tissera entre lâAllemagne et la France : diffĂ©rents groupes dâĂąge travailleront Ă partir de trois citations illustrĂ©es dâHannah Arendt. Ces citations inviteront Ă la rĂ©flexion et au dialogue, et serviront de point de dĂ©part Ă lâĂ©criture de pensĂ©es personnelles sur des cartes prĂ©parĂ©es Ă cet effet.
Le projet trouvera son point culminant au printemps 2026 lors dâun Ă©vĂ©nement public et dâune exposition Ă Aix-en-Provence et Ă Marseille.
« Dear Hannah⊠/ ChĂšre Hannah⊠» est un projet commun du Centre Franco-Allemand de Provence, du DĂ©partement dâĂ©tudes germaniques et des lectrices de lâOffice allemand dâĂ©changes universitaires (DAAD) Ă Aix-Marseille UniversitĂ©, ainsi que du Goethe-Institut Marseille. Avec le soutien de lâOffice franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et la complicitĂ© des JournĂ©es Hannah Arendt Ă Hanovre. Nous remercions Camille Pollet, les Ă©ditions Les Petits Platons, Matthias Bumiller et Emma Augris pour leurs contributions.
« Hannah Arendt ?! Je ne lâai pas lue. Ce doit ĂȘtre trĂšs difficile... » â voilĂ une rĂ©action que lâon entend souvent lorsque le nom dâHannah Arendt est Ă©voquĂ©.
Et en effet, Hannah Arendt fut une penseuse exceptionnelle. Ses textes sont souvent considĂ©rĂ©s comme exigeants, parfois mĂȘme « difficiles dâaccĂšs » â sans doute parce quâelle refusait les rĂ©ponses toutes faites et prĂ©fĂ©rait laisser ouvertes les questions complexes plutĂŽt que de les simplifier. Lâimpressionnante diversitĂ© de ses publications et de ses approches thĂ©oriques continue dâinspirer aujourdâhui confĂ©rences, livres, podcasts et articles de recherche. Mais malgrĂ© sa formation philosophique et la complexitĂ© de ses sujets, la lecture, la rĂ©flexion et lâĂ©criture solitaires nâĂ©taient pas les seuls moteurs de sa pensĂ©e : lâamitiĂ© joua toujours un rĂŽle essentiel dans sa vie. Elle entretint de longues correspondances avec nombre de ses proches ; pour elle, lâamitiĂ© et la dispute nâĂ©taient nullement contradictoires.
Le 14 octobre 2026, Hannah Arendt aurait eu 120 ans. Ă lâoccasion de cet anniversaire, nous souhaitons reprendre la plume et initier un Ă©change Ă©pistolaire avec la philosophe. Nous examinerons certains de ses thĂšmes majeurs et chercherons Ă percevoir lâĂ©cho quâils trouvent dans notre Ă©poque. Il sâagira, avec elle, de tenter de mieux comprendre le monde dâaujourdâhui. Mais, contrairement Ă bien des approches prĂ©cĂ©dentes, il ne sâagira pas dâĂ©couter avec dĂ©fĂ©rence : nous voulons Ă notre tour mettre nos pensĂ©es en mouvement.
InspirĂ© par la correspondance dâHannah Arendt et par lâimportance que lâĂ©change et la communautĂ© ont eue dans sa vie et son Ćuvre, notre projet « Dear Hannah » met au centre la conversation Ă©crite â en lâoccurrence, lâĂ©criture de cartes postales.
Un dossier pédagogique d'Emma Augris sert d'introduction à la pensée d'Hannah Arendt.
Dossier Ressource(PDF, 378 KB)
De novembre Ă dĂ©cembre 2025, une chaĂźne de cartes postales se tissera entre lâAllemagne et la France : diffĂ©rents groupes dâĂąge travailleront Ă partir de trois citations illustrĂ©es dâHannah Arendt. Ces citations inviteront Ă la rĂ©flexion et au dialogue, et serviront de point de dĂ©part Ă lâĂ©criture de pensĂ©es personnelles sur des cartes prĂ©parĂ©es Ă cet effet.
Le projet trouvera son point culminant au printemps 2026 lors dâun Ă©vĂ©nement public et dâune exposition Ă Aix-en-Provence et Ă Marseille.
« Dear Hannah⊠/ ChĂšre Hannah⊠» est un projet commun du Centre Franco-Allemand de Provence, du DĂ©partement dâĂ©tudes germaniques et des lectrices de lâOffice allemand dâĂ©changes universitaires (DAAD) Ă Aix-Marseille UniversitĂ©, ainsi que du Goethe-Institut Marseille. Avec le soutien de lâOffice franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et la complicitĂ© des JournĂ©es Hannah Arendt Ă Hanovre. Nous remercions Camille Pollet, les Ă©ditions Les Petits Platons, Matthias Bumiller et Emma Augris pour leurs contributions.
WHY WE MATTER
En sâappuyant sur sa propre expĂ©rience, Emilia Roig Ă©tudie la maniĂšre dont les diffĂ©rentes formes dâoppression se matĂ©rialisent dans nos vies et comment elles sâentrecroisent et se renforcent mutuellement. En sâappuyant sur les travaux de bell hooks, Gayatri Spivak ou encore Boaventura de Sousa Santos, elle analyse les discriminations Ă travers les dimensions individuelle, institutionnelle, structurelle et historique. AprĂšs avoir mis au jour les diffĂ©rentes imbrications du racisme et des discriminations dans toutes les strates de la sociĂ©tĂ©, elle identifie des pierres angulaires pour mettre fin aux oppressions en insistant notamment sur la nĂ©cessitĂ© dâune plus grande empathie les uns envers les autres.
Lecture et discussion en langue francaise avec l'autrice et la traductrice Yasmin Hoffmann et Lydia Amarouche. En coopération avec la librairie Maupetit et la maison d'édition Hors d'atteinte à l'occasion de la publication du livre en langue française.
Emilia Roig est politologue, autrice et lâune des voix les plus influentes en Allemagne en matiĂšre de justice sociale, de guĂ©rison collective et de transformation sociĂ©tale. Dans ses ouvrages et essais â parmi lesquels les best-sellers "Why We Matter" (LâEnvers du monde. DĂ©faire les dominations, repenser la justice , traduction Yasmin Hoffmann, Hors dâatteinte 2025), "Das Ende der Ehe", "Lieben" et "Lieber Sohn oder So rettest du die Welt" elle esquisse des visions audacieuses pour une vie commune plus libre, plus aimante et plus Ă©quitable.
Elle enseigne dans plusieurs universitĂ©s et intervient Ă travers lâEurope lors de confĂ©rences et sur scĂšne, abordant des thĂšmes tels que le fĂ©minisme, le racisme, les discriminations systĂ©miques et la transformation collective. En tant que Ashoka Fellow et source dâinspiration maintes fois rĂ©compensĂ©e, elle Ćuvre Ă lâintersection du changement politique et de la responsabilitĂ© individuelle.
Yasmin Hoffmann est traductrice littĂ©raire et professeure de littĂ©rature de langue allemande contemporaine Ă lâuniversitĂ© Paul-ValĂ©ry de Montpellier.
Ses principaux domaines de recherche sont les thĂ©ories et Ă©critures de la modernitĂ©, la pratique et thĂ©orie de la traduction, les transferts culturels, lâopĂ©ra, le cinĂ©ma, le théùtre et la psychanalyse.
Lydia Amarouche est Ă©ditrice et commissaire d'exposition. Elle est diplĂŽmĂ©e de l'Ăcole normale supĂ©rieure en sociologie, anthropologie et histoire. En 2019, elle a lancĂ© Corpus , un cycle de lectures publiques consacrĂ©es Ă l'histoire coloniale, aux thĂšmes queer et fĂ©ministes, au systĂšme pĂ©nitentiaire, Ă la pĂ©dagogie et Ă l'art. En 2020, elle a fondĂ© la maison d'Ă©dition Shed, une plateforme Ă©ditoriale et artistique qui publie des essais sur la critique sociale et politique ainsi que de la littĂ©rature jeunesse. Elle enseigne Ă©galement Ă l'universitĂ© d'Aix-Marseille.
Ă l'occasion de l'exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil â Paris Nice 1933-1935 ».
MĂ©moire des sexualitĂ©s dĂ©die du 9 au 22 novembre 2025, un cycle dâĂ©vĂ©nements au sexologue homosexuel allemand Magnus Hirschfeld (1868-1935) et Ă son exil en France suite Ă la destruction par les nazis de lâInstitut des sciences de la sexualitĂ© quâil avait fondĂ© en 1919 Ă Berlin. On associe Ă Hirschfeld beaucoup de premiĂšres fois : premier mouvement homosexuel, premier centre dâarchives LGBTQIA+, premiers « certificats de travestissement », premiĂšres opĂ©rations chirurgicales dâaffirmation de genre, etc. Un temps oubliĂ©, lâhĂ©ritage dâHirschfeld a peu Ă peu Ă©tĂ© redĂ©couvert, grĂące entre-autres, au travail de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, fondĂ©e en 1982 et invitĂ©e du cycle.
Quelles traces directes ou indirectes Hirschfeld a-t-il laissĂ© dans nos archives ? Comment sâest-on souvenu et quâa-t-on racontĂ© de lâInstitut tout au long du siĂšcle qui nous sĂ©pare de sa fondation ? Quels mots Hirschfeld a-t-il utilisĂ© ou contribuĂ© Ă forger quâaujourdâhui encore, nous utilisons, ou quâau contraire, nous avons oubliĂ©s ?
DIMANCHE 9 NOV., 16h - VERNISSAGE
Vernissage de lâexposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil â Paris Nice 1933-1935 ».
PrĂ©sentation de lâexposition par Hans Bergemann et Andreas Pretzel, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, introduite par Christian de Leusse, fondateur de MĂ©moire des sexualitĂ©s et dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental du MĂ©morial de la DĂ©portation Homosexuelle (MDH).
En présence de Patrick Cardon, micro-librairie GayKitschCamp
LUNDI 10 NOV., 16h - VISITE GUIDĂE
par Andreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail Ă contact[at]memoire-sexualites.org
18h TABLE RONDE
« Un siĂšcle de centres dâarchives LGBTQIA + »
En repartant du destin des archives, des objets et de la documentation de lâInstitut de sexologie fondĂ© en 1919 par le docteur Hirschfeld puis dĂ©truit par les nazis en 1933, nous nous intĂ©resserons aux enjeux contemporains des archives et centres dâarchives LGBTQIA+, en France et en Allemagne.
MARDI 11 NOV., 16h - VISITE GUIDĂE
par Anreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail Ă contact@memoire-sexualites.org
18h PROJECTION
LâEinstein du sexe [Der Einstein des Sex], Rosa von Praunheim, 1999, 98â, en VOSTFR
suivie dâune discussion avec Andreas Pretzel et Hans Bergemann de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft.
Avec lâaimable soutien de Rosa von Praunheim.
Ă l'occasion de l'exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil â Paris Nice 1933-1935 ».
MĂ©moire des sexualitĂ©s dĂ©die du 9 au 22 novembre 2025, un cycle dâĂ©vĂ©nements au sexologue homosexuel allemand Magnus Hirschfeld (1868-1935) et Ă son exil en France suite Ă la destruction par les nazis de lâInstitut des sciences de la sexualitĂ© quâil avait fondĂ© en 1919 Ă Berlin. On associe Ă Hirschfeld beaucoup de premiĂšres fois : premier mouvement homosexuel, premier centre dâarchives LGBTQIA+, premiers « certificats de travestissement », premiĂšres opĂ©rations chirurgicales dâaffirmation de genre, etc. Un temps oubliĂ©, lâhĂ©ritage dâHirschfeld a peu Ă peu Ă©tĂ© redĂ©couvert, grĂące entre-autres, au travail de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, fondĂ©e en 1982 et invitĂ©e du cycle.
Quelles traces directes ou indirectes Hirschfeld a-t-il laissĂ© dans nos archives ? Comment sâest-on souvenu et quâa-t-on racontĂ© de lâInstitut tout au long du siĂšcle qui nous sĂ©pare de sa fondation ? Quels mots Hirschfeld a-t-il utilisĂ© ou contribuĂ© Ă forger quâaujourdâhui encore, nous utilisons, ou quâau contraire, nous avons oubliĂ©s ?
DIMANCHE 9 NOV., 16h - VERNISSAGE
Vernissage de lâexposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil â Paris Nice 1933-1935 ».
PrĂ©sentation de lâexposition par Hans Bergemann et Andreas Pretzel, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, introduite par Christian de Leusse, fondateur de MĂ©moire des sexualitĂ©s et dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental du MĂ©morial de la DĂ©portation Homosexuelle (MDH).
En présence de Patrick Cardon, micro-librairie GayKitschCamp
LUNDI 10 NOV., 16h - VISITE GUIDĂE
par Andreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail Ă contact[at]memoire-sexualites.org
18h TABLE RONDE
« Un siĂšcle de centres dâarchives LGBTQIA + »
En repartant du destin des archives, des objets et de la documentation de lâInstitut de sexologie fondĂ© en 1919 par le docteur Hirschfeld puis dĂ©truit par les nazis en 1933, nous nous intĂ©resserons aux enjeux contemporains des archives et centres dâarchives LGBTQIA+, en France et en Allemagne.
MARDI 11 NOV., 16h - VISITE GUIDĂE
par Anreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail Ă contact@memoire-sexualites.org
18h PROJECTION
LâEinstein du sexe [Der Einstein des Sex], Rosa von Praunheim, 1999, 98â, en VOSTFR
suivie dâune discussion avec Andreas Pretzel et Hans Bergemann de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft.
Avec lâaimable soutien de Rosa von Praunheim.
Ă l'occasion de l'exposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil â Paris Nice 1933-1935 ».
MĂ©moire des sexualitĂ©s dĂ©die du 9 au 22 novembre 2025, un cycle dâĂ©vĂ©nements au sexologue homosexuel allemand Magnus Hirschfeld (1868-1935) et Ă son exil en France suite Ă la destruction par les nazis de lâInstitut des sciences de la sexualitĂ© quâil avait fondĂ© en 1919 Ă Berlin. On associe Ă Hirschfeld beaucoup de premiĂšres fois : premier mouvement homosexuel, premier centre dâarchives LGBTQIA+, premiers « certificats de travestissement », premiĂšres opĂ©rations chirurgicales dâaffirmation de genre, etc. Un temps oubliĂ©, lâhĂ©ritage dâHirschfeld a peu Ă peu Ă©tĂ© redĂ©couvert, grĂące entre-autres, au travail de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, fondĂ©e en 1982 et invitĂ©e du cycle.
Quelles traces directes ou indirectes Hirschfeld a-t-il laissĂ© dans nos archives ? Comment sâest-on souvenu et quâa-t-on racontĂ© de lâInstitut tout au long du siĂšcle qui nous sĂ©pare de sa fondation ? Quels mots Hirschfeld a-t-il utilisĂ© ou contribuĂ© Ă forger quâaujourdâhui encore, nous utilisons, ou quâau contraire, nous avons oubliĂ©s ?
DIMANCHE 9 NOV., 16h - VERNISSAGE
Vernissage de lâexposition de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft « Magnus Hirschfeld en exil â Paris Nice 1933-1935 ».
PrĂ©sentation de lâexposition par Hans Bergemann et Andreas Pretzel, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft, introduite par Christian de Leusse, fondateur de MĂ©moire des sexualitĂ©s et dĂ©lĂ©guĂ© dĂ©partemental du MĂ©morial de la DĂ©portation Homosexuelle (MDH).
En présence de Patrick Cardon, micro-librairie GayKitschCamp
LUNDI 10 NOV., 16h - VISITE GUIDĂE
par Andreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail Ă contact[at]memoire-sexualites.org
18h TABLE RONDE
« Un siĂšcle de centres dâarchives LGBTQIA + »
En repartant du destin des archives, des objets et de la documentation de lâInstitut de sexologie fondĂ© en 1919 par le docteur Hirschfeld puis dĂ©truit par les nazis en 1933, nous nous intĂ©resserons aux enjeux contemporains des archives et centres dâarchives LGBTQIA+, en France et en Allemagne.
MARDI 11 NOV., 16h - VISITE GUIDĂE
par Anreas Pretzel et Hans Bergemann, de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft
Sur inscription par mail Ă contact@memoire-sexualites.org
18h PROJECTION
LâEinstein du sexe [Der Einstein des Sex], Rosa von Praunheim, 1999, 98â, en VOSTFR
suivie dâune discussion avec Andreas Pretzel et Hans Bergemann de la Magnus-Hirschfeld-Gesellschaft.
Avec lâaimable soutien de Rosa von Praunheim.
Fiction, Allemagne, 2024, 115 min.
Andres Veiel propose une approche cinématographique aussi complexe que démystificatrice de Leni Riefenstahl, réalisatrice de films de propagande nazie iconiques comme TRIUMPH DES WILLENS (1935) et OLYMPIA (1938), qui a tenté de se mettre en scÚne en tant qu'artiste apolitique aprÚs la Seconde Guerre mondiale et dont l'esthétique visuelle n'a rien perdu de son influence jusqu'à aujourd'hui.
En partenariat avec l'Université du Temps Libre Marseille.
Une manifestation en partenariat avec l'IMéRA - l'institut des études avancées d'Aix-Marseille, avec le soutien de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse et du Bureau des Arts Plastiques de l'Institut Français de Berlin en lien avec le projet "Passages/Passagen" von Michaela Meliån.
(conférence en langue anglaise) - participation sur inscription
âDe ce qui a Ă©tĂ©, rien ne se conclut jamais qui lĂ©gitime ce qui est." Jacques RanciĂšre
The philosopher Jacques RanciĂšre formulates the impossible task of memory work: âWhat is can never be justified by what was, no matter what conclusions we draw about the past."
Taking this as a starting point the lecture examines monuments and focuses primarily on artistic counter-monuments and para-monuments from the 1980s to the present day. We will encounter counter-monumental strategies that challenge the monumental as a discourse, as a form and as a relation to the viewer. Etymologically, the term monument contains the Latin word monere (to remind, to urge, to warn, to refer to). This refers to the past on the one hand and to the future on the other. Monuments are therefore manifestations that allow to ask what has happened and what it means for us today. But if we take RanciÚre seriously we would have to ask further: What would be a monument that refuses to justifie what is? Perhaps one that confronts the contested nature of history⊠Behind this background we will ask what it could mean to activate remembrance in the context of contemporary discussions, disputes, and counter-narratives.
Dr. Nora Sternfeld est enseignante en arts plastiques et commissaire d'exposition. Elle est professeure d'Ă©ducation artistique Ă la HFBK de Hambourg. De 2018 Ă 2020, elle a Ă©tĂ© professeure Ă la documenta Ă la Kunsthochschule de Kassel. De 2012 Ă 2018, elle a Ă©tĂ© professeure de conservation et de mĂ©diation artistique Ă l'universitĂ© Aalto d'Helsinki. Elle est Ă©galement codirectrice du programme d'Ă©tudes /ecm - Study Programme for Exhibition Theory and Practice Ă l'UniversitĂ© des arts appliquĂ©s de Vienne, cofondatrice et membre de trafo.K, Office for Education, Art and Critical Knowledge Production (Vienne), depuis 2022 de INGLAM â Inglourious Art Mediators â un groupe de performances-confĂ©rences (Hambourg) et, depuis 2011, de freethought, plateforme de recherche, d'Ă©ducation et de production (Londres). Elle publie des articles sur l'art contemporain, la thĂ©orie de l'Ă©ducation, les expositions, la politique historique et l'antiracisme.
Comment l'Histoire peut-elle ĂȘtre vĂ©cue de maniĂšre sensorielle et consciente dans l'espace urbain ? Dans quelle mesure les tĂ©moignages individuels peuvent-ils ĂȘtre reliĂ©s Ă la âgrandeâ Histoire ? Que nous rĂ©vĂšle le passĂ© sur l'Ă©tat de notre sociĂ©tĂ© actuelle - et comment pouvons-nous concevoir des espaces qui permettent la mĂ©moire collective, la transmission et le dĂ©bat ?
80 ans aprĂšs la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce projet se consacre aux traces de la guerre, de lâoccupation et de la rĂ©sistance dans nos villes. Pendant quatre jours, un groupe de jeunes artistes et chercheur·euse·s vont explorer lâhistoire de Marseille, en dialoguant avec des historien·ne·s et des artistes marcheur·es afin d'Ă©tablir leur propres formes de narration et leurs cartographies du passĂ©e dans le prĂ©sent.
Au sein de cet Ă©change interdisciplinaire entre lâart et la recherche en sciences humaines ainsi que dans une perspective franco-allemande, nous nous consacrons Ă diffĂ©rentes formes de narration et de transmission de lâHistoire. La question centrale est de savoir comment les formes dâexpression artistique et les approches de mĂ©diation culturelle peuvent ouvrir de nouvelles voies dâaccĂšs au passĂ© - toujours en partant de la ville de Marseille telle qu'elle est aujourd'hui.
Avec la participation de Michaela MeliĂĄn, Nicolas Memain, Nora Sternfeld, Nada Essid et Mathilde Devawrin.
En partenariat et avec le soutien de l'Office franco-allemand pour la Jeunesse, de la Hochschule fĂŒr bildende KĂŒnste Hamburg, du Leibniz-Zentrum fĂŒr Zeithistorische Forschung Potsdam, des Beaux-Arts de Marseille, l'IMĂ©RA - l'institut des Ă©tudes avancĂ©es d'Aix-Marseille, le Frac Sud â CitĂ© de lâart contemporain et la Citadelle de Marseille.
La proposition artistique Passagen â Passages de Michaela MeliĂĄn se dĂ©ploie dans un champ ouvert : un dessin, une voix Ă la radio, un fragment imprimĂ©, un film, quelques discussions, une histoire Ă la volĂ©e. Ces gestes isolĂ©s invitent Ă rĂ©flĂ©chir Ă ce qui persiste dans une ville poreuse façonnĂ©e par le transit. Le dessin est altĂ©rĂ© comme les rĂ©cits eux-mĂȘmes. Ce que lâarchive ne peut contenir, la ville le porte encore. Un banc public. Un visage anonyme. Une marche sans destination. Nous tournons autour de ce qui ne peut ĂȘtre nommĂ©. Dans ce mouvement circulaire, les choses finissent par subsister.
Programmation Videodrome 2 Marseille
Vendredi 24 octobre 2025
Hölle Hamburg / Lâenfer de Hambourg (RĂ©alisation : Peter Ott, Ted Gaier), 2007, 89 min Dans le port de Hambourg se trouve un navire abandonnĂ© par ses propriĂ©taires. La situation de lâĂ©quipage est dĂ©sespĂ©rĂ©e. Parmi lâĂ©quipage international se trouvent Ă©galement des membres dâune mystĂ©rieuse sociĂ©tĂ© secrĂšte de marins, une division navale du Komintern, dirigĂ©e par les fantĂŽmes de marins du Komintern dĂ©jĂ dĂ©cĂ©dĂ©s, qui veulent prendre le contrĂŽle du navire. Une jeune journaliste tourne un documentaire sur la logistique portuaire moderne et entre en contact avec le « navire abandonnĂ© » et les esprits.
Samedi 25 octobre 2025
Die AmitiĂ© (RĂ©alisation : Ute Holl, Peter Ott), 2024, 102 min Agnieszka arrive de Pologne Ă LĂŒbeck pour sâoccuper dâun homme ĂągĂ© qui dĂ©rive lentement vers lâoubli. DieudonnĂ© arrive de CĂŽte dâIvoire pour travailler dans une grande serre. Tous deux font partie dâun rĂ©seau : AmitiĂ©, une IA Ă laquelle tout le monde peut adhĂ©rer. Sâil nây avait pas le policier fou qui poursuit les trafiquants !
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Vendredi 24 et samedi 25 octobre 2025
MS DEUTSCHLAND (RĂ©alisation : Juno Meinecke), 2015, 5 min Octobre 2014 : MS Deutschland â un navire de croisiĂšre six mois avant sa dĂ©molition, lors de son dernier voyage dâAthĂšnes Ă Beyrouth. Nous voyons des touristes allemands prendre un bain de soleil sur le pont de leur « navire de rĂȘve », connu dâune sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e diffusĂ©e en prime time, tandis que les membres de lâĂ©quipage international travaillent sans relĂąche. Nous ne voyons pas ceux qui traversent la MĂ©diterranĂ©e en sens inverse au pĂ©ril de leur vie.
Le programme est soutenu par le Bureau des Arts Plastiques de l'Institut Français Berlin.
vendredi, 17 octobre
18h00 Ouverture de lâexposition et installation publique autour et dans la gare de La Blancarde
samedi, 18 octobre
19h00 confĂ©rence et documents filmĂ©s Ivor Stodolsky â Lisa Fittko (1909â2005) et la F-Route. RĂ©habiliter le rĂ©cit de la RĂ©sistance. Ă l'occasion du 20e anniversaire de sa mort
Marseille rĂ©siste Ă lâinterprĂ©tation. Ou plutĂŽt, il existe autant dâinterprĂ©tations que dâindividus. La plupart de ses habitant·es descendent de celles et ceux venus dâailleurs. Au fil des siĂšcles, le Vieux-Port absorbe ou rejette ses rejetons au grĂ© des invasions, Ă©pidĂ©mies, rassemblements, retrouvailles, opportunitĂ©s. Au milieu du XXe siĂšcle, câest la guerre qui pousse sur ses quais des EuropĂ©ens en quĂȘte dâun nouveau dĂ©part. Dans le roman Transit dâAnna Seghers, Ă©crit aprĂšs son sĂ©jour Ă Marseille dans les annĂ©es 1940, le narrateur erre entre cafĂ©s, consulats et planques, entourĂ© dâautres vies en transit. Le mouvement de ses compagnons de fortune est circulaire, hantĂ© par le sentiment dâarriver soit trop tĂŽt, soit trop tard, et par lâidĂ©e dâun Ă©ternel recommencement.
Passagen â Passages prolonge ce mouvement au prĂ©sent, oĂč Marseille se dĂ©finit moins par lâarrivĂ©e ou le dĂ©part que par le transit. Le projet explore la maniĂšre dont la ville et ses lieux contiennent les stigmates du temps, comment la mĂ©moire habite les rues et comment lâune et lâautre se reconstruisent sans cesse. Sous ou sur le bitume, lâHistoire se foule chaque jour.
Au cĆur du projet se trouve le travail de Michaela MeliĂĄn, artiste et musicienne allemande, dont les anciennes attaches familiales avec le sud de la France se croisent avec des liens professionnels Ă©tablis dans la ville. Pour Passagen â Passages, elle a créé 17 dessins en noir et blanc, exposĂ©s dans un premier temps Ă la gare de La Blancarde, un lieu oĂč lâon attend, part ou revient. Ils sont comme des signaux invitant Ă sâarrĂȘter ou Ă poursuivre sa route. AprĂšs un certain temps, lâinstallation publique des dessins se dĂ©placera vers un quartier voisin, voyageant comme les figures quâelle Ă©voque : dĂ©placĂ©es, instables, insaisissables. Le projet est nĂ© de traces. Il y a des lettres, des gestes, des itinĂ©raires, des noms glissant hors de lâHistoire. Des traces laissĂ©es par des vies comme celles dâHelen Hessel, dâAlbert O. Hirschman ou JesĂșs Argemi MeliĂĄn. Les recherches de lâartiste questionnent comment ces histoires se transmettent, refusant de figer le sens, laissant la logique fugitive de la ville guider le processus.
Il nây a pas dâexposition centrale, pas de rassemblement des Ćuvres en un seul lieu.
Passagen â Passages se dĂ©ploie dans un champ ouvert : un dessin, une voix Ă la radio, un fragment imprimĂ©, un film, quelques discussions, une histoire Ă la volĂ©e. Ces gestes isolĂ©s invitent Ă rĂ©flĂ©chir Ă ce qui persiste dans une ville poreuse façonnĂ©e par le transit.
Ivor Stodolsky : comissaire d'exposition, auteur, cofondateur et directeur de Perpetuum Mobile (PM), une ONG internationale qui gÚre les programmes Artists at Risk (AR) et Ecologists at Risk (ER). AR/ER propose des résidences à des artistes, écologistes et autres défenseurs des droits humains menacés. Ivor est commissaire d'exposition à l'échelle internationale, siÚge dans plusieurs jurys et revient parfois à ses racines dans la politique, la philosophie et la littérature. Artists at Risk (AR) a reçu des distinctions telles que le Prix national de Finlande et le Prix du citoyen européen décerné par le Parlement européen.
Le projet est soutenu par le Bureau des Arts Plastiques de l'Institut Français Berlin.
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